La ligne Maginot, du nom du ministre de la Guerre André Maginot, est une ligne de fortifications construite par la France le long de sa frontière avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie de 1928 à 1940. L’ouvrage nécessitera dix ans. Elle s’étend de façon discontinue sur toute la frontière est de la France, de Dunkerque à Nice.
Le but de ces fortifications permanentes : gagner un maximum de temps en cas d’attaque soudaine venue de l’est. Réputée infranchissable, elle devait permettre à l’armée française de mobiliser toutes ses troupes. Hormis une ligne quasi continue de barbelés, elle est composée de différents éléments de défense : murs de béton, blindages, rails anti-chars, postes d’observations, ouvrages d’artillerie et d’infanterie, fortifications, abris, blockhaus… tous sont autonomes en énergie, disposent d’une réserve de vivres, de dortoirs et de lieux de vie et peuvent communiquer grâce à un équipement radio de pointe. Les structures militaires sont aussi équipées de mitrailleuses, lance-grenades, fusils-mitrailleurs, canons anti-chars, ou encore d’obusiers pour contrer toute attaque de l’ennemi.
En mai 1940, au début des combats, la ligne Maginot – réputée inviolable – tient bon mais n’empêche pas la défaite des Français face aux Allemands. Ces derniers ont contourné les fortifications en passant par les Ardennes, que les français pensaient infranchissables. Sous l’occupation, certains éléments de la ligne Maginot sont utilisés par les Allemands lors des combats de 1944 à 1945. Quelques années plus tard, en 1949, les débuts de la Guerre Froide et la crainte d’une menace soviétique pousse le gouvernement français à remettre en état la ligne Maginot. En 1950, on entreprend aussi de la moderniser.
La casemate de Marckolsheim:
La casemate de Marckolsheim est une casemate standard, dotée de deux chambres de tir afin de protéger un important passage sur le Rhin. Erigée en Mémorial, elle rappelle les terribles combats du 15 au 17 juin 1940 lors desquels la Ville de Marckolsheim a été détruite à plus de 80%.
Depuis 1971, le mémorial est installé dans la casemate N° 35 de la 3ème Ligne de Défense à Markolsheim Les locaux ont été aménagés tels qu’ils se présentaient en 1940 afin de permettre au visiteur de ressentir l’atmosphère de l’époque : chambres de tir, groupe électrogène, dortoir, poste de commandement, puits d’eau potable, etc. Ils sont équipés d’armes d’époque telles que canon anti-char, mitrailleuses, mortiers, fusils mitrailleurs ainsi que de l’optique d’origine. Un armement complet d’époque avec leurs munitions, des souvenirs de guerre ou encore des photos prises en 1939 et 1940 ainsi qu’au moment de la libération du 1er février 1945, ornent de nombreuses vitrines.
A l’extérieur, sont exposés divers engins militaires, un canon russe de 152 mm symbolisant les Malgré-Nous, le char Sherman Hartmannswillerkopf de la 2e DB, un half-track et une automitrailleuse de la 1e DFL qui libérèrent la ville le 1er février 1945, une roulante, un canon anti-aérien Bofors, un élément de pont Bailey.




































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